Commission scolaire de Montréal
  • Mise à jour COVID-19
    14 mai 2020

    Préscolaire, primaire et secondaire : fermeture jusqu’à la rentrée 2020-2021. Le suivi pédagogique à distance se poursuit par les équipes-écoles et les trousses pédagogiques hebdomadaires, le site ecoleouverte.ca et Télé-Québec en classe demeurent disponibles.

    Écoles spécialisées : certains établissements scolarisant des clientèles qui ne peuvent demeurer seules à la maison sans supervision pourraient ouvrir leurs portes à partir du 1er juin, sous certaines conditions.

    Formation générale des adultes et formation professionnelle : reprise des apprentissages, principalement à distance, à partir du 25 mai.

    Pour plus de détails, consultez notre section Coronavirus (COVID-19).

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Enseigner à l’hôpital

Enseigner à l’hôpital, c’est aussi le moment dans la journée où l’enfant, ne pense pas à sa maladie

Enseigner à l’hôpital, Ophélie Rivière n’y était pas préparée. « J’avais appris à gérer une classe, ici je gère un élève à la fois. » Diplômée de l’UQAM en adaptation scolaire et après trois ans comme orthopédagogue au préscolaire et au 1er cycle à l’école Lucille Teasdale, Ophélie entre à Ste-Justine.

« C’est l’expérience la plus enrichissante et la plus formatrice que j’ai connue. J’apprends sur mon métier, mais aussi sur moi-même. Le but du service scolaire en milieu hospitalier est de scolariser les élèves, mais je constate que c’est aussi le moment dans la journée où l’enfant, ne pense pas à sa maladie. Le temps que l’on passe avec lui, il redevient un élève, et cela lui apporte une certaine normalité. On leur redonne une routine, on vient tous les jours et en fonction de son état, il aura des devoirs, des leçons, afin d’éviter qu’il accumule trop de retard à l’école, » confie Ophélie.

De la souplesse et un grand coeur

Tous les matins, Ophélie et ses collègues consultent la liste des admissions et contactent les soins infirmiers sur les départements. Elle enseigne à 6 à 7 enfants par jour. Elle rencontre le personnel et les parents pour bien comprendre la situation de l’enfant et fait le point avec l’école. S’il doit séjourner plus de deux semaines à l’hôpital, elle prépare un programme particulier.

Pour les enseignants qui aiment l’autonomie professionnelle, le milieu hospitalier est tout indiqué. Il demande de la flexibilité, de la constance, une gestion du temps hors pair et un cœur bien accroché. « Il arrive qu’il y ait des mauvaises journées, des enfants qui ont des diagnostics peu encourageants, qui se battent et qui ne gagnent pas leur combat contre la maladie. C’est le plus difficile. On s’attache à ces enfants et après on ressent le grand vide de l’absence et l’injustice de la maladie. Mais une grande majorité d’entre eux retourneront à l’école, » note Ophélie.

Une vocation…

À la fin de sa journée, Ophélie notera les apprentissages effectués pour chacun d’eux, préparera ses heures d’enseignement du lendemain, contactera le parent ou l’enseignant d’un nouvel élève, et utilisera le temps qui lui reste pour profiter de sa propre santé. Le 24 décembre, elle revient à l’hôpital pour souhaiter un joyeux Noël aux enfants. « Je ne suis pas capable de rester chez moi, il faut que je sois avec eux, » souligne-t-elle. Quand on dit qu’enseigner est une vocation…

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