Commission scolaire de Montréal

La CSDM dénonce le refus du gouvernement de l’entendre sur le projet de loi 40

23 octobre, 2019

Après avoir constaté son absence dans la liste des organisations invitées à participer aux audiences de la commission parlementaire sur le projet de loi 40*, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) dénonce le refus du gouvernement d’entendre la plus grande commission scolaire du Québec, notamment en ce qui a trait aux enjeux spécifiques du territoire montréalais.

Fondée en 1846 avant la Confédération canadienne, la CSDM, anciennement CECM, est une institution historique dans la démocratie québécoise. Le projet de loi 40, tel qu’il a été rédigé, propose un système démocratique à deux vitesses où les commissions scolaires francophones et anglophones ne bénéficieront plus des mêmes droits, les citoyens anglophones conservant des élus au suffrage universel.

«Les élus de l’Assemblée nationale n’entendront pas les enjeux du cœur de Montréal et des spécificités de chacun de ses quartiers dans huit arrondissements et la Ville de Westmount, tant sur le plan de la défavorisation que sur ceux de l’intégration et de la francisation des familles immigrantes», commente Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM.

La CSDM prône l’égalité des chances qui est un élément essentiel de l’approche éducative de l’école publique. La représentation des parents issus de l’immigration, dont la proportion est très importante à Montréal, est un élément incontournable à ses yeux. Nous devons avoir l’occasion de présenter comment l’approche de l’école communautaire, sur laquelle de grands efforts sont placés depuis des années, est aussi centrale à notre mission, dans le développement social et économique de la métropole.

Le président du comité de parents, M Sylvain P. Caron a eu la réaction suivante en apprenant la liste des invités : «Il m’apparait inacceptable que la CSDM ne puisse être entendue en commission parlementaire. Comme le comité de parents que je représente est invité en considération de ses particularités uniques (densité de population, mixité, immigration, etc.), ces particularités sont également ce qui définit la CSDM. Pourquoi alors ne pas traiter de la même manière la CSDM? Pourquoi ce qui est bon pour un ne l’est pas pour l’autre?»

Rappelons qu’avec ses 191 établissements et près de 17 000 employés, la Commission scolaire de Montréal est le plus grand réseau d’écoles publiques du Québec. Entre autres responsabilités, elle organise les services éducatifs pour 114 000 élèves, elle gère les ressources humaines, financières et matérielles, elle coordonne le transport scolaire, les services de garde et les relations avec la communauté.

*Projet de loi modifiant principalement la Loi sur l’instruction publique relativement à l’organisation et à la gouvernance scolaires