Commission scolaire de Montréal

12 poèmes pour Montréal

5 avril, 2016

Le 29 mars, les lauréats du concours 12 poèmes pour Montréal ont été annoncés.  À cette occasion, des élèves d’une classe d’art dramatique de l’école FACE ont présenté une version théâtralisée de quelques poèmes d’élèves lauréats.

Ce projet de médiation et l’exposition qui en découle donnent la parole à 12 jeunes montréalais de la CSDM qui nous parlent de leur ville en poésie.

Leurs œuvres sont exposées dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville de Montréal, jusqu’au 9 avril 2016 du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, ainsi que le samedi de 12 h à 16 h.

Finalistes honorés

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Le Bureau de la présidence du conseil de ville, le Conseil des arts de Montréal, la Direction des bibliothèques du Service de la culture de la ville ont présenté les lauréats avec la collaboration du Poète de la Cité, Bertrand Laverdure.

 

Montréal, mon trésor de liberté
Poème de Florence Laurain, de l’école Joseph-François-Perrault.

St-Laurent,

Rivière des Prairies,

Elles sont nos mamans,

C’est notre patrie.

 

Nos deux vieux préférés

Sont assis à côté,

L’un du bord de l’eau,

L’autre un peu plus haut.

 

Les arts aiment prendre place.

C’est pourquoi on a créé les festivals

Qu’on peut voir juste en face

Comme les folies des « Francos » qui parlent.

 

Chez nous, il y a plusieurs saintes et saints

La Catherine et le Denis sont mes préférés

On y retrouve petits cafés

Malgré que se tendent quelques mains.

 

La Chine se fait petite dans sa grandeur

Dans un quartier où l’harmonie est dans la pâtisserie

Les théières et la méditation ne meurent

Où la culture est dans le riz.

 

Au milieu de la ville se trouve Jean,

Dieu mythologique des commerçants.

On dit que son point faible est le talon,

Mais son point fort, c’est le « trop bon »!

 

Il y a un village

Décoré de bonbons roses dans le ciel.

On dit qu’il rend hommage

Aux homosexuels.

 

Notre emblème se cache dans un lac,

Qui, l’hiver, devient une patinoire.

Entre nous, c’est le castor,

Mais dans l’histoire, c’est le Micmac.

On se promène dans une langue éteinte,

Dans un quartier allumé.

C’est au cinéma que se font nos étreintes

Et à l’extérieur que vient le temps de magasiner.

 

Cloches religieuses sont sonnées par mille

Dans cette ville.

Ainsi, on rampe les genoux blessés

Pendant que Saint-Joseph nous regarde de son oratoire tant vénéré

 

Une royauté siège

Du haut d’une montagne.

Non russe, elle n’est pas un manège,

Mais elle passe partout dans une chanson de campagne.